Le vendredi 26 septembre, au lieu d'aller en cours,
j'ai sauté dans le premier train Nancy-Paris pour me rendre au
Fest JV 2008 ! Un petit compte rendu s'imposais...
^^
- En bref
: Le FJV, c'est un évènement français qui se
déroule chaque année au Parc des Expositions à Paris. Au programme
: Bornes et consoles à gogo, pour essayer tous les
jeux qui sortent bientôt, conférences géniales sur
tout ce qui touche de près ou de loin aux JV, et bien sûr
rencontres en tout genre ! Pour ma part, j'ai
participé aux 3 conférences du Vendredi sans être sur les listes
; j'ai eu la chance de discuter avec le
patron de Darkskyne, qui
avait déjà monté sa boîte à 18 ans ; puis j'ai eu droit au
champagne dans la zone VIP, avec toutes les grandes
personnalités française du monde des JV alors que j'étais
toujours pas sur la liste ; et j'ai finit sur la
soirée presse sans être de la
presse non plus avec Alison
Carroll, alias Lara Croft ! Bref, que du bonheur... ^^
- 08h45
: Arrivée à Paris. Métro jusqu'au Hall 6 du Parc
des Expos. Yavait personne ! ^^ Normal, ça
commençait pas avant midi... (Et j'avais même pas d'écouteurs pour
mon lecteur mp3 TT).
- 11h00
: Chouette ! Ca ouvre bientôt ! Les gens ont
commencé à rappliquer de partout. Trop rapidement pour que je m'en
rende compte, je me suis retrouvé dans une véritable mer de gens
!
- 12h00
: Trop cool, c'est l'heure d'ouverture !
Ou presque. (Une heure plus tard on était
encore devant les portes TT).
- 13h30
: Ah ben enfin ! Les portes tournantes sont
derrières moi. Cap sur la zone "conférences". Mais avant que ça
commence, une petite inscription chez NC-Soft s'impose, pour tester
(avant tout le monde) la prochaine version béta d'Aion ^^.
- 14h00
: (conférence) "Qu'est-ce que le JV en 2008 ?"
Après quelques épisodes pour pouvoir entrer sans être
sur les listes (un grand merci au monsieur qui m'a
laissé entrer avec un clin d'oeil juste avant de fermer les
portes), j'ai eu droit à une mise au point vraiment
intéressante sur la situation actuelle du monde des JV.
J'ai appris notamment comment fonctionnait le business
model du "retail" : Studio <-> Editeur <->
Distributeurs. En gros, un jeu est développé par un Studio (petite entreprise,
comme CYANIDE (Blood
Bowl) ou NADEO (Trackmania)),
qui est édité par (surprise ^^) un
Editeur
(entreprise déjà plus grosse qui s'occupe du marketing et qui
trouve les investisseurs, comme par exemple FOCUS Home
Interractive (éditeur de CYANIDE et NADEO)), puis
finalement ce sont les Distributeurs qui s'occupent
de rendre le jeu disponible dans votre prochain game store. Pour
les bénéfices, c'est le chemin inverse : Les Distributeurs renvoie
un pourcentage des entrées à l'Editeur, qui reverse à son tour
une petite part au Studio.
J'ai appris aussi que le buget d'un jeu variait entre
500,000€ et 3,000,000€. Ainsi, il est très difficile de
se faire financer en tant que Studio débutant. Il faut réussir à
percer, car ensuite c'est le succès qui fait le
succès (comme par exemple le jeu DOFUS, qui a rendu riche et
célèbre ANKAMA, bel exemple de success story
française). Une fois qu'un Studio est parvenu à trouver un
Editeur, ce dernier joue un rôle d'éducateur, et apprend
au Studio à se développer (c'est une des priorités de FOCUS,
d'après son dirécteur général Cédric LAGARRIGUE).
Heureusement, il existe certaines aides que les Studios
peuvent solliciter (les crédits d'impôts, le fonds d'aide aux jeux
vidéos, etc etc...). Elles seront présentées dans la
conférence suivante.
On remarque également l'émergence d'une nouvelle économie :
celle du free-to-play. Il s'agit de jeux gratuits, souvent en
ligne, qui ne se rentabilisent plus par le business
model classique du retail. En effet, ils utilisent de nouveaux
procédés pour générer des revenus, comme l'item selling ou l'ingame
advertising. C'est une nouvelle tendance qui voit le jour, celle de
la vente dématérialisée : Finit l'époque où on aller acheter
un Jeu une bonne fois pour toute ! Il faudra désormais le
télécharger et s'y abonner.
A plus grande échelle, le marché des JV est devenu plus mature.
Après quelques problèmes en 2000 et 2003, les
éditeurs/investisseurs ont acquis plus d'expérience, et ne sont
plus obnubilés par l'éclatement de la bulle internet. L'écho de la
crise retombe, et le secteur est en plein renouveau : de plus en
plus d'investisseurs et de fonds s'intéressent aux JV, qui
ne sont plus réservés à un petit public de jeunes
adolescents boutonneux, mais qui s'adressent désormais à un
grand public de plus en plus large. Des opportunités
incoyables apparaissent, et on peut s'attendre à ce que ça bouge
beaucoup, prochainement !
- 15h20
: (conférence) "Quelle politique pour le JV en 2008
?"
Quelques gorgées d'eau minérale, une brève relecture de mes notes,
et c'est reparti pour un tour. Cette fois-ci pour une conférence
sur le financement des JV en France. Sont intervenus
par exemple : la DGE, OSEO, le CNC, et le réseau RIAM, pour les aides financières aux
développeurs ; puis Cap Digital, qui est une structure
labellisante et dont le label est requis par certains
éditeurs ; ainsi que le cabinet de conseil privé ALMA Consulting.
Pour survoler rapidement la jungle
des financements de projets, et agrandir un peu l'angle
de vue, un studio peut se tourner vers de nombreuses structures :
les crédits d'impôts R&D, les crédits d'impôts JV, les appels à
projets des différentes structures (ou régions de France !), le
fonds d'aide aux JV, les trop
multiples exhonérations... en France, il existe une quinzaine
d'aides différentes concernant spécifiquement les Jeux Vidéos
(et j'en saurai plus une fois que j'aurai reçu mon "Guide du
Financement", pour lequel j'ai bien sûr laissé mes coordonnées
^^).
- 16h30
: (conférence) "Prospectives et enjeux de
demain"
Après une petite introduction sur le principe de la vente
dématérialisée par la plateforme de distribution Metaboli, c'est Thomas
BAHON de chez ANKAMA
qui est venu nous parler d'un nouveau concept, le crossmedia. C'est
une tendance, qui vise à étendre l'univers d'un jeu aux autres
supports médias. Ainsi, DOFUS n'est pas seulement un JV, c'est
aussi une bande dessinée, un dessin animé, des cartes à jouer etc
etc. Le crossmedia va plus loin que les simples produits dérivés,
car il vise à rendre chaque chaque nouveau média original. C'est le
succès premier du jeu qui a permis à ANKAMA d'explorer toutes ces
autres possibilités. Félicitations Thomas, c'était bien joué.
Ensuite, c'est l'éditeur NetDivision qui a pris la parole pour
exposer ses Serious Games. Ce sont des jeux qui ne sont pas
destinés au grand public, mais plutôt à des entreprises. Il s'agit
de simulations diverses. On peut citer l'exemple de FOOD FORCE, un
jeu censé sensibiliser les jeunes à la faim dans le monde, mais qui
est actuellement joué de 7 à 77 ans (comme on dit). NetDivision
travaille notamment pour Loréal, en proposant un système de gestion
similaire aux SIMS de MAXIS, dans lequel le joueur peut
tester tous les différents produits. Loréal obtient ainsi des
informations de préférences, et teste en quelque sorte ses produits
virutellement. Un serious game est un simulateur dans lequel on
peut tester des choses, faire des expériences, sans pour autant
s'exposer aux risques encourrus. Pour ma part, j'ai tout de suite
pensé au jeu SECOND LIFE,
qui n'a pourtant pas été mentionné. Les serious games sont encore
très peu répandus en Europe. C'est un domaine encore très ouvert,
contrairement à celui des JV classiques qui est blindé par le
marketing, et il y est encore possible de s'en sortir avec peu de
moyens.
Plus tard, c'est la Media Agency qui s'est occupée de nous parler
de la publicité dans les Jeux Vidéos. Le secteur des JV intéressant
de plus en plus de monde, il est normal que la publicité s'y
intéresse également. Entre annonces statiques, dynamiques et
placements de produits, on a pas le choix : les stratégies sont déjà
élaborées ! Les annonces sont placées à différents endroits des
jeux (sur les maillots des sportifs par exemple, ou sur les bords
des pistes de courses), et l'intérêt des annonces dynamiques est de
s'adapter aux profils et aux habitudes des joueurs. Le placement de
produits consiste à utiliser au bon moment dans le jeu certains
produits réels (comme un palm sur lequel le joueur reçoit ses
missions...). D'après la Medi Agency, la publicité ingame
permettrait aux éditeurs de mieux rentabiliser leurs projets, et
ainsi de proposer des jeux à des prix plus réalistes intéressants. Ce que ça donnera, c'est
l'avenir qui nous le dira...
- Rencontre avec Maël
BARTHELEMY, de chez Darkskyne.
Après les conférences, les personnes vérifiant les noms sur les
listes de l'espace "professionnel" m'ont permis
de rencontrer quelqu'un de formidable. Il a 20 ans. A 18, Maël
avait déjà sa propre entreprise. De développeur amateur comme moi,
il est passé au stade de véritable studio. Overbooké comme il
l'était, je m'estime vraiment heureux d'avoir pus lui poser
quelques questions. On a parlé de pépinières à entreprises, de
travail par internet, et de business angels (des
investisseurs prêts à financer des projets un peu originaux). En un
rien de temps, mon idée du développement de JV ainsi que du
marché et de la création d'entreprise s'est considérablement
étoffée. Un grand merci à toi, Maël, et bon courage pour DK Project
!
- 19h00 :
Champagne... mais comment ça, en section VIP
?
Rien de tel pour finir la journée en beauté ^^. Boire un verre avec
toute la "cour des grands" du JV français réunie, ça fait un sacré
effet ! A essayer ! xD
Je tient absolument à remercier toutes les personnes avec qui j'ai
pus discuter, et notamment le vigile qui m'a offert l'immense
chance de vivre une telle expérience !
- 19h45
: Une petite surprise pour la fin... Lara Croft
!
Vous vous rendez compte que j'ai faillit partir juste avant ^^. A
19h00 déjà, le salon était terminé, et il ne restait plus que les
gens du cocktail (et moi xD). J'avais mangé mes petits fours et
m'apprétait à rentrer lorsque les haut-parleurs m'ont rattrappés,
juste à temps. Alison Carroll, la nouvelle Lara Croft officielle
d'UBISOFT, nous avait préparé une démonstration à couper le
souffle ! Sauts, roues, cabrioles, roulades, pistolets, tous
les mouvements de Lara étaient maîtrisés à la perfection. En tant
que grand fan de la série des Tomb Raider, j'étais vraiment comblé.
Et puis, je ne dis pas ça pour vous rendre jaloux, mais j'ai eu son
autographe sur mon billet xD : ("All the best,
Lara Croft").
Une journée pareille, c'est crevant, mais ça fait de tellement
bons souvenirs ! Et encore, je ne vous raconte pas la suite de mon
weekend...
Sur ce, bonne soirée les amis !
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